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À l'in-caduque des mémoires, et à toi Uno Svensson Peintures : Uno Svensson Texte : Jean-Michel Sananès/Musique : Bernard Abeille

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À l'in-caduque des mémoires, et à toi Uno Svensson

Le vent ramène parfois ce que le temps emporte
Où es-tu maintenant mon vieil ami
toi qui portais des frayeurs de vie
et des bruits de guerre
mêlés à ce sourire posé sur l’amitié ?
L’encre, les toiles sont restées
où es-tu toi mon ami
un coin de ta mémoire posée dans mon jardin ?

 

youtube.com
 
Peintures : Uno Svensson/Texte : Jean-Michel Sananès/Musique : Bernard Abeille
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Présentation de sucre amer

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

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jusqu'à

Publié le par Ile Eniger

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Face à Face: Jean-Michel Sananès – Ecrivain

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 
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Article publié depuis Overblog

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Monsieur le Président,

Quand  je vois vos amis se faire leur beurre avec le patrimoine de l'humanité, quand je vois le grand négoce et, avec votre bénédiction, Total faire ses huiles en spoliant les peuples indigènes, en tuant la forêt et l'univers du vivant, Monsieur le Président laissez-moi  pleurer et vous dire que plus va le temps, plus j'aime les moins que rien qui croient à la vie et à l'éthique et, si vous le permettez, Monsieur le Président, laissez moi vous dire que, l'humain, je veux dire l'homme doté de conscience  me manque ?

 

Si symbolique cet Orang-outang petit pré-humain de rien, ce sans droit

et ses quatorze millions d'années sur notre terre

seul et isolé comme l'homme de peu

face à la puissance armée des apôtres du grand capital

 

 

II

 

Parfois l'humain me manque

 

À la croisée des larmes

j'ai vu le combat de l'orang-outang

celui du blé dans le désert

la forêt arrachée et la vie qui meurt

l'eau jetée au parvis des temples du paraitre

j'ai vu l'homme assoiffé

l'enfant au ventre gonflé

j'ai vu la vie céder

et le capital prospérer

 

J'ai vu l'homme

et l'humain me manque.

 

Guerre, guerre, c'est une guerre !

L’épieu d’un mot me réveille

le syllabaire des nouvelles épelle le malheur

profits, destructions, exploitations, disparitions

adieu faune

adieu ma terre, notre jardin

adieu les enfants, la maison brûle.

 

VIVRE s'insurge en un poème qui crie

j'ai mis l'espoir au clou

je veux du fer et du feu à mes mots

pour enflammer la vie

avant que l'absence ne me rattrape

je me cherche

l'humain me manque

je me cherche en une humanité qui ne se ressemble plus.

 

Tant que la haine et l'indifférence seront là

ma liberté ne sera jamais un rêve en marche

je veux que l'on me juge maintenant

pour les combats que je n'ai pas su mener

je veux qu'on les juge maintenant

les présidents au service des lobbies et du capital

les bourreaux et tous les assassins du futur

les majors Monsanto et autres capitaines Bayer

les dealers de néonicotinoïdes

je veux qu'on juge

les maquilleurs de pollutions

les maquignons du réel

les faussaires de la promesse

les promoteurs du zyklon B

les grands faiseurs de perturbateurs endocriniens

je veux qu'on les juge tous pour crimes contre la vie

Qu'on les juge aux tribunaux du futur

et que les enfants applaudissent.

 

jms
in : Lettre à la vie (à paraître)

Publié dans JMS - A paraître

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Alain Aurenche

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Les copains d'comptoir

Les copains d'comptoir
Ceux que nous voyons
Boire à leurs déboires
Le cœur en haillons
Ont au fond des yeux
Des rêves en partance
Des désirs furieux
De bonne espérance

Ce sont les copains de la dernière chance
Avec leurs mots cons qui vous font du bien
Ceux qui vous accordent un peu d'importance
Quand on tire la corde de sa vie de chien

Ces copains qui vivent
Tard dans la nuit, hantent
Des lieux de dérive
De mauvaise pente
Demain comme hier
Comme d'habitude
Le nez dans la bière
De leur solitude

Ce sont les copains de la dernière chance
Avec leurs mots cons qui vous font du bien
Ceux qui vous accordent un peu d'importance
Quand on tire la corde de sa vie de chien

Ces tricards du jour
Qui murmurent timides
Quelques mots d'amour
Devant leur verre vide
Crient "à l'abordage"
Dès qu'une sirène
Même en plein naufrage
Frôle leur carène

Ce sont les copains de la dernière chance
Avec leurs mots cons qui vous font du bien
Ceux qui vous accordent un peu d'importance
Quand on tire la corde de sa vie de chien

Les plus vieux d'entre eux
Boivent en silence
Au bal du temps creux
Leurs souvenirs dansent
Au petit matin
Sur des bocks d'écume
Chacun son destin
Se noient dans la brume

C'étaient les copains de la dernière chance
Avec leurs mots cons qui vous font du bien
Ceux qui vous accordent un peu d'importance
Quand au bout d'la corde y a même plus de chien....
 
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Marc Ogeret

Publié le par la freniere

Cet article est reposté depuis LaFreniere&poesie.

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Jean-Marc La Frenière : Chienne de vie

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Dans cette chienne de vie
j'ai préféré tirer la chasse,
tirer la langue
et le diable par la queue
que de tirer du gun
ou de tirer des chèques
sur le malheur des autres.
J'ai préféré passer l'éponge,
passer mon tour,
passer les bornes,
passer pour fou
que de passer tout droit.

Mais cette chienne de vie
est parfois si jolie
(merci Prévert)
sans collier sans licou,
les deux pieds dans la vase
et le poil au soleil.


Quand on m'aura dompté,
dressé, salarié,
je ne serai plus
qu'un masque sans visage,
une ride sans voix,
un habit sans personne,
un corps en location,
un coeur à la consigne,
une âme en peine.

Je veux rester sans nom
au milieu de la foule
et faire l'accolade
à tous ceux qui s'égarent.
Je veux rester rebelle
et me refaire une vie
hors des sentiers battus,

Je veux planter ma tente
au milieu de l'orage
et faire d'un volcan
un oasis de paix,
de la peur une armure
et de l'angoisse un feu
pour réchauffer la vie.

 

Je veux rester debout
pour une femme qui passe
mettant le feu au cul
et la main à la pâte.
Je veux rester vivant
pour une femme qui chante
et rallume à ma queue
le désir des voyous.

 

in http://lafreniere.over-blog.net

Publié dans Ils disent

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Salon du Livre de Nice - 1,2,3 juin 2018

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Je serai heureux de vous rencontrer sur le stand de "L'Île des Poètes". JMS

Je serai heureux de vous rencontrer sur le stand de "L'Île des Poètes". JMS

Publié dans Informations

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LES PROLÉTAIRES

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

LES PROLÉTAIRES

https://youtu.be/lDjzDIPppPw

LES PROLÉTAIRES

Y'a des pétroliers super
Qui foutent le deuil sur l'onde.
Avec 10 hommes d'équipage,
On s'en va au bout du monde.
Avant, il en fallait 30,
C'était pas rentable,
En voilà 20 au chômage!
Les prix seront plus supportables.
Mais de tous ces matelots,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces matelots,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville a la la la lair
On les mettra à l'usine.
On manque toujours de prolétaires

Assez travaillé pour soi;
La petite exploitation, c'est pas rentable
20 ans de retard.
Fort de la compétition.
Il y a trop d'agriculteurs.
C'est pas raisonnable.
Quelques millions au chômage
Et l'Europe verte sera viable.
Mais de tous ces paysans
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces paysans
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville tra la la la lair
On les mettra à l'usine.
On manque toujours de prolétaires!

Et toi, petit commerçant,
Tu mourras d'la TVA.
Mais si on aide ces gens-là,
La bombe, comment on la fera ?
Le petit commerce doit mourir,
Il est pas rentable.
Va t'en au supermarché,
Les prix seront plus supportables.
Mais de tous ces commerçants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces commerçants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville tra la la la lair
On les mettra à l'usine.
On manque toujours de prolétaires

A Nantes, à Rennes ou à Brest,
Du travail, il n'y en a guère.
Ils voudraient rester chez eux.
Alors comment faire ?
Déplacer toutes les usines ?
C'est complètement con !
Eux ! Qu'ils viennent dans la capitale.
Pour le patron, c'est plus valable.
Mais de tous ces immigrants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces immigrants,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
S'ils viennent dans la capitale, tra la la la lair
Même en faisant plein de fonctionnaires,
Y' aura toujours trop de prolétaires.
S'il y a trop de chômeurs,
Y'aura du désordre.
Il faudra des policiers
Pour maintenir l'ordre.
Hitler le disait déjà :
"Un chômeur c'est pas rentable.
Un soldat, ça coûte moins cher.
Et c'est bien plus raisonnable."
Mais de tous ces policiers,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Mais de tous ces policiers,
Qu'est-ce qu'on va en faire ?
Ils s'en iront à la ville, tra la la la lair,
Taper sur les ouvriers,
Taper sur leurs frères.
Ils s'en iront à la ville, tra la la la lair,
Taper sur les ouvriers,
Taper sur leurs frères !
 
de Gilles Servat
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