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Jean-Marc La Frenière : Une raison de vivre

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Nous faudra-t-il inventer une raison de vivre pour contrer l’économie ? On n’a pas vu mes larmes. On n’a pas vu mon sang. La vie commence avec un capital d’illusions, avec la mort en supplément. Dans l’oppression de ma poitrine, un air d’ocarina (mon père en jouait entre deux raids aériens), de flûte à bec ou de gazou, colmate mes poumons déchirés. Avec le temps, la mémoire se vide. Je dois mouiller la boue entre les parenthèses. Chaque matin, je dois recommencer, mais ni le crayon ni la pelle ne suffisent. La mémoire s’écroule. C’est mot à mot que j’entasse les briques. Pourtant, je suis vivant. J’aime et je parle. Je surveille les arbres jusqu’à la floraison. Je me perds en moi où je longe un abîme. Mon pied retient ses pas au bord de la falaise. Il faudra bien un jour effacer le passé pour faire place au présent. Nulle métaphore, pourtant, n’efface les sanies ni l’hernie de la chair, le sang, la salive et l’urine. Je suis l’idiot penché sur un arbre abattu, le fou qui parle seul et l’enfant qui dérange. Je m’émerveille encore des tapis de verdure. Parmi tant de brins d’herbe nul brin n’est pareil. Quand on dit l’homme, on doit revoir son enfance, déshabiller le temps des loques du présent. On me refuse à boire. On impose à ma soif toute une pharmacopée. Je me souviens encore du ventre de ma mère. Malgré la cendre et la poussière, le sang fait des projets. Je ne veux pas mourir à genoux, mais dans les bras de l’amour. Qu’on me brûle plus tard avec mes vieux brouillons et tous mes invendus. L’ici-bas et l’ailleurs soufflerons sur les braises. Pour tous les Indiens morts, je partirai en signes de fumée. Je serai ce présent qu’on conjugue au futur. Je veux mourir d’espérance.

Jean-Marc La Frenière

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Pétition de l’AIDMN contre la mise à mort des médecines naturelles.

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Monsieur le Président (Ma lettre jointe à la pétition)
J'ai publié un livre : La Crise, complot ou incompétence ? qui, en plus de dénoncer la déconnexion de nos élus et la disproportion de leurs salaires et avantages par rapport au SMIC, fait l'analyse des dysfonctionnements structurels ou organisés de la République.
Parmi ces dysfonctionnements, je dénonce la toute puissance des laboratoires et les prix disproportionnés des médicaments en France. Que dire quand le prix d’un même médicament générique en Europe varie de 1 à 15, et que celui de certains d'entre eux se trouve être 100 ou 1000 fois plus cher que dans des pays du Tiers Monde !
Est-ce là le résultat d'une possible compromission de l'État avec les lobbies, ou une incompétence coupable qui permet d'assassiner la Sécurité Sociale pour la privatiser ?
Quand un patient meurt par non administration de soins en raison du prix d'un médicament, ne devrait-on pas pouvoir porter plainte contre les laboratoires pour non assistance à personne en danger ? À quand la règlementation des marges bénéficiaires sur ces produits vitaux ?

Cette orchestration ou incompétence coupable me scandalise également quand je vois le CIR+CICE, destiné à l'aide à l'emploi, être détourné de son but en toute impunité, par Sanofi, Gattaz et tout le vedettariat du patronat qui licencie alors qu'il empoche des milliards de subventions destinées initialement à l'aide à l'embauche ! (Par exemple l'aide à Sanofi de 136 millions d’euros a eu pour résultat non pas de créer de l'emploi mais le licenciement de 800 chercheurs et l'attribution de 4 millions d’euros de bonus à son PDG) ! Complot ou incompétence ?
Toute l'iniquité de la justice est là : huit mois de prison ferme pour un homme affamé qui a volé une pomme dans une voiture, et l'impunité pour les cols blanc et le détournement fiscal !
À quand une même loi pour tous, la définition du crime économique, et une pénalisation proportionnée au montant du délit ?
Dans le passé, chaque aide à l'emploi était liée à une réelle création d'emploi à durée préalablement définie.

L’asymétrie des droits des travailleurs et ceux des exploiteurs, organisée par le gouvernement, n'est rien d'autre que la mise en place de l'exploitation de l'homme. Il y a crime quand on précarise les travailleurs, vrais ayants-droit à une part des bénéfices d'entreprise, pour privilégier la captation des richesses au seul profit d'oisifs actionnaires, et des salaires des patrons.
Combien de licenciements, de misère, de suicides, pour que certains perçoivent 600 à 1120 années de SMIC ?

J'aimerais, Monsieur le Président de la France des nantis, que vous me disiez combien d'emplois sont disponibles en France pour satisfaire les dix millions de chômeurs ou de travailleurs pauvres qui sont à la recherche d'un travail qui leur permette de vivre décemment, avant de nous demander avec mépris de traverser la rue !


Je ne suis ni de Droite, ni de Gauche, mon pays c'est l'Humanisme et la Laïcité, ma terre c'est la France, et la question se pose : peut-on faire confiance à un Président qui privilégie et protège les lobbies, les grosses fortunes, la spéculation, et dans le même temps renie la France qui travaille, ses retraités, son service public, en oubliant la fraternité et l'égalité des droits ?

 

sante-alerte.fr
 
MENACE IMMINENTE : découvrez ici comment vous protéger.…
 
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Mon homme

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

Mon homme,
mon homme est exceptionnel.
D'un regard il me comprend,
à peine suis-je devant la porte-fenêtre
qu'il fait courbette et l'ouvre avec déférence,
à peine suis-je assis, immobile, fixant mon écuelle
qu'il accourt et la remplit.
Mon homme,
mon homme est exceptionnel.
Il sait me parler avec les mots du cœur,
d'un tintement d'assiette
d'un gémissement de la porte du frigo 
il me tire de mon farniente.
Mon homme n'a qu'un défaut,
il s’agite quand, avec reconnaissance,
mes griffes s'enfoncent dans sa peau.

Léo le chat
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Réponse au projet de censure du poème d'Eugen Gomringer

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Voici le Poème considéré comme trop sexiste (vidéo)  :

Des avenues.
Des avenues et des fleurs.
Des fleurs.
Des fleurs et des femmes.
Des avenues. Des avenues et des femmes.
Des avenues et des fleurs et des femmes.
Et un admirateur.


Eugen Gomringer (1951)

 

Ma réponse :

 

Un jour je tuerai les avenues
les avenues qui portent des fleurs
les fleurs
les fleurs et les femmes

mais pas les  avenues puisque déjà elles sont "objet"

seulement les avenues qui portent des femmes et des fleurs.
Je poserai le tchador de la censure

sur tous les fruits de la vie

sur le désir et les voluptés du regard
et je les laisserai croupir dans les no-man land de la pudibonderie.

J'effacerai la vie et la beauté

de crainte qu'une perversion du regard ne les macule

d'une admiration qui se pourrait perverse.

Alors les fleurs
les fleurs et les femmes

et les avenues qui portent des fleurs et des femmes
disparaitront de la vie et des regards.

Mais personne pour le savoir

personne pour le voir

seul dans un autodafé sans visage

Eugen Gomringer

alors, se souviendra des fleurs et des femmes.

 

JMS

 

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J’offre

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Alors que mon siècle s’épuise,

aux jours qui viennent, j’offre mon impatience à vivre et ma réticence à mourir, 

mon désir d'aimer, de créer, de protéger la vie, jusqu'à l'exil du souffle.

Aux petites morts de l'inaction et de la résignation, je choisis la croyance :

Vivre n'est utile que pour servir la promesse d'un futur heureux pour ceux qui resteront. 

À mon inavouable jeunesse, 

je dédie l'envol de nuées de papillons aux ailes multicolores que nul ne clouera, 

des chants d'oiseaux et une oreille de petit jour sans crainte de la nuit qui vient. 

Aux hirondelles, j'offre la mémoire des mois de mars et ces temps d'amitiés inoubliées

où elles nichaient dans un lointain patio sur une terre devenue étrangère. 

Au soleil de ciel bleu où se promènent mes certitudes, 

j'offre le souvenirs d'arbres habités de moineaux aux portes de ma chambre.

Aux bruits de mon passé, aux fureurs de la vie et aux blessures,

j'offre mes derniers rires et le pardon.

À ma femme, mes enfants, à ceux que j’aime, j'offre tout ce qui me reste à vivre 

en un cœur qui refuse d'habiter les certitudes de la raison. 

À la sagesse, j'offre le rire et la folie.

À mon pas, parfois si hésitant, j'offre le bonheur d'être là. 

À ce temps qui passe, 

j'offre le projet d'une impatience à vivre 

qui me laisse l'œil gourmand d'un enfant qui attend Noël.

JMS

 

 

 

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Le bonheur

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Que mettre dans le bonheur pour qu'il soit Tout ce que veut l'enfant qui rêve, sinon du rire, quelques paillettes, de l'espoir à revendre et à ne pas brader, une  petite peur qui mettrait son grain de sel dans les matins endimanchés ?

Et pourquoi pas y mettre aussi ce qui m'est indispensable pour aller plus loin : un chat, un ange et de l'amour ?
Le bonheur n'est rien d'autre que cela, m'a déclaré l’enfant, mais il n'est utile que si on sait le semer, en faire bon usage, l'offrir à ceux qui en ont le plus besoin et en garder suffisamment pour pouvoir encore et encore le partager.

jms

 

Publié dans JMS - A paraître

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Jean-Marc La Frenière

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Le bonheur n'est pas simple

Publié le par la freniere

L'enfance a cassé ses crayons. Leurs couleurs se délavent dans l'ombre. Aussi fatigués que moi, une éraflure à la manche, un accroc dans le tissu, un col de chemise prêt à saigner, un pantalon aux genoux tuméfiés, mes vêtements reposent sur le dossier d'une chaise. Ils reprennent vie quand je les porte. L'âme se cache et se cachette dans l'enveloppe terrestre. Le temps se fend comme une bûche en bois d'érable. Les années sont la hache qu'on soulève à deux mains. L'histoire est sortie de ses gonds. Les tempes de la mémoire implosent. D'autres mots sont des pilules nutritives. Ils remplacent le pain dans l'estomac du monde, son tube digestif. Les mouches accourent sur la fiente des phrases. Le sens émerge des ratures. Les yeux du présent sont morts. On noie la vérité sous les slogans, les pauses publicitaires, l'aspirine et la dope, les larmes qu'on essuie avec du placenta. Le bonheur n'est pas simple, le malheur non plus. Les traqueurs de vie les cherchent sans arrêt. Ce que nous faisons du temps détermine ce que le temps nous fait. Les coups de dé de la vie ne doivent rien au hasard. Il n'y a rien de séparé. Tout se tient par la main, les mots comme les gestes, les rires, les rictus, les rides. La moelle des arbres relie les branches et les racines. Le vinaigre et la salade se mêlent dans un bol. Depuis Nagasaki, le futur semble une chimère. Le présent nous offre des émotions au lieu des faits, des opinions au lieu des idées, l'écriture blanche de la prose au lieu de la lumière des poèmes. Il fait crier de peur et s'étirer la bouche. Un crayon sur l'oreille, les doigts sur un clavier, j'ai pris de l'âge avec le temps, des ganglions d'enfance aux ridules des vieux. À défaut d'une chaumière, j'habite à l'intérieur de l'homme. Dans le lac des mots, le ruisseau des voyelles, la rivière des phrases, je cherche des truites, non le menu fretin. Je porte mon pays sous le bras, tous les pays du monde dans la mine d'un crayon.

 

Mon stylo dessine des arabesques dans les marges. Les insectes à ressorts trépignent d'impatience. Les abeilles électriques font des flammèches bleues et les punaises de bénitier se noient dans l'eau bénite. Des arcs-en-ciel de pétrole scintillent sur la crasse des rues. Des œufs éclosent dans les nids de poule et les pneus crèvent sur les écales. Les hirondelles recousent l'air à grandes envolées. Le vent fait des accrocs dans le tissu du ciel. Les visages dans la foule n'ont pas plus d'importance que les vagues sur la mer ou les planches dans un mur. C'est une mer d'oreilles décollées, de nez cramoisis et de bouches tordues. Dans les chambres et les lits, la nuit a mis le rêve dans de beaux draps. Le cheval des mots mâche une poignée d'avoine avant de ruer dans les brancards. Le monde moderne se perd dans la forêt des choses. Face aux larmes, je m'accroche à l'espoir, au pays des chimères, à l'invisible qui nous hante. Ce qu'on ne voit pas existe. On peut décrire l'absence. On peut dire le silence sans qu'on baisse le ton. Tout endroit se nourrit de l'envers. Les fondements de la réalité s'accordent parfois mal avec le rêve. Il faut gosser les planches, varloper les écorces, faire sauter les nœuds au burin d'un crayon. L'odeur du bran de scie et des copeaux résineux nous amènent ailleurs. S'asseoir dans la boue ne salit qu'un tissu. La lumière de l'âme reste intacte. Les murs déteignent sur le temps qu'on y passe. Lorsqu'une maison brûle, les pompiers éteignent l'incendie, mais le reste du monde continue de brûler. Le rêve est un cours d'eau irriguant le réel. Les bêtes, les hommes, les oiseaux s'y abreuvent. Les poissons y respirent par les ouïes. Les rats d'eau nichent dans les trous de glaise de la rive. Les arbres y trempent leurs racines. L'univers où nous sommes enfermés laisse place à autre chose.

 

Dans les ruelles vides, un quidam s'affaire à décrocher les cordes à linge. Les enfants n'écrivent plus. Ils communiquent par Facebook ou Tweeter. Ne sachant plus conjuguer, ils photographient le vide et s'accrochent aux limbes électroniques. Heureusement, quelques dividus lisent encore, les longs textes d'Alain-Arthur Painchaud, les poèmes révolutionnaires d'André Chenet et Jean-Michel Sananès, les éditoriaux intelligents de Jean-François Carrier. Je sors pour me sentir en vie, humer l'oxygène de la terre, le clapotis du lac, le frémissant du saule qui a les pieds dans l'eau. Comme un Amérindien en prière, j'allume un feu dans la sauge du cœur. Mes sorties nocturnes m'offrent le goût tenace de la liberté, la faim têtue de vivre. La lune est comme la bave aux lèvres épaisses de la nuit. Des visages flottent sur des armoires à glace. Le vent navigue d'une fenêtre à l'autre. Accroché comme un gnome à son arbre généalogique, j'attends la crue des eaux, la croissance des fruits, l'arrivée des oiseaux.

 

Jean-Marc La Frenière

http://lafreniere.over-blog.net/

 

 

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J'ai traversé la rue (lettre au prince)

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Amis, ceci est la lettre vidéo adressée au prince, par un homme qui a traversé la rue, la France, le désespoir, la peur du lendemain, la honte et la solitude.

L'accès au poème vidéo se fait  par ce lien (cliquez) : http://youtu.be/7BAP0n5zIic

Texte Jean-Michel Sananès - Musique Bruno Sananès

Ce texte est une variation sur "Autoroute A5"
publié dans Occident/ Accident de conscience Editions Chemins de Plume (Livre Cd 10 €)

Hé mon prince
Tu me prends pour un marin des horizons
qui prend le large  pour traquer le rêve
je ne suis même pas même un marinier

Je cabote d'un espoir à l'autre
à l'agonie du rêve je ne suis
que celui qui va d'une petite annonce à l'autre
celui qui traverse la rue et le pays
pour des rancards avec le désespoir

Hé mon prince  
Hé mon prince,  le sais-tu ?

Autoroute A5
huit heures trente le matin

J’ai croisé
l’espérance exiguë d’un rêve
travailler aimer manger

Ma vie court
Ma vie roule en clair soleil

Sortie 12
Onze heures
le rêve court toujours

Sortie 12
La rentabilité
percute l’espoir du rêve

Sortie 12
Onze heures quinze
le rêve se meurt

Trop vieux, trop jeune
trop con, trop typé
trop cher

Sortie 12
Toujours trop cher
toujours plus cher
qu’un Maltais qu’un Chinois
qu’un Malais qu’un Biafrais

Sortie 12
L’échiquier du capital joue
rentabilité contre humanisme

Retour
Autoroute A5

Ma vie roule
soleil éteint

À noir destin
travailler aimer manger
reste un rêve

Autoroute A5
Douze heures
femme

je suis
encore chômeur

Hé mon prince
sais-tu qu'en France
il est dur d'être un homme ?

JMS

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Vœux 2019

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

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Vœux 2019 (Lettre d'un Vieil Hiver)

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Moi qui suis aussi vieux qu'un vieil hiver,
qui ai la tête lourde à savoir la pauvreté de ce ciel qui s'appuie sur mes épaules
mes pauvres rêves et tous ces jours éclusés
comme la goutte d'eau dans la gorge d'un enfant du Sahel

Moi qui porte tant de vagues à l'âme
échouées sur des rivages d'enfance
ou aux portes de l'attente de ce jour
où ceux qui ont la pluie et la moisson
sauront que ce n'est qu'à partager les fruits
que l'on devient un homme

Moi qui sais
que les exigences du prince
et les chars contre les pauvres gens ouvrent les dictatures

Moi qui sais
qu'à opposer les hommes
on ne sème que la haine et la mort

Moi qui sais
que le rêve n'est beau
que lorsque l'utopie bâtit la réalité

Je vous demande
envers et contre tout
contre raison et résignation
de rêver plus fort que jamais et, s'il le faut
de faire face à l'absurde surdité
de ceux qui prennent la pluie de nos yeux
 de ceux qui se nourrissent de nos désespoirs et de notre sueur

Je vous demande
de porter l'amour
et le droit au bonheur d'être homme
sans jamais y renoncer

Et, si parfois le cœur appelle les révolutions,
soyez les militants sans haine de votre cœur
soyez beaux comme le printemps
car seule la voix des cœurs ouvre l'avenir de tous

Sur ce bateau de vent, de terre et de vie
qui porte nos jours
moi qui suis aussi vieux qu'un vieil hiver

Je vous souhaite
que l'amour
l'espoir et l'avenir
soient avec vous.

JMS

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