Sauver les abeilles ! Le Manifeste du Pélican

Publié le par Cheval fou (Sananes)

   "Quand les abeilles auront disparu,

les humains n'auront que cinq années à vivre sur cette planète".

Albert Einstein

 

Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants :

Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

Pétition :

http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

 

***

Le Manifeste du Pélican

(Extrait)

Moi,

l'homme pélican

l'homme cosmique

Moi,

l'homme chat

l'homme maïs, l'homme grenouille

l'homme hibou

Je déclare que l'univers

la terre, ses fruits et ses ressources

sont la propriété inaliénable

de tous les peuples

de toutes les espèces

de tout

ce qui est du monde des vivants 

Je déclare que

l'univers, la terre

ses fruits et ses ressources

sont la propriété inaliénable

du vent que l'on empoisonne

de la mer qui pleure

des étoiles que l'on souille

du présent

et du futur

dans leur dimension intégrale

Moi,

l'homme ni ange ni bête

l'homme animal

l'homme conscient 

Je déclare

que la douleur n'est pas fatale

que le statu quo n'est pas final

Je déclare

qu'aucune puissance

aucun trust

aucun

groupuscule d'affairistes corrompus

aucun

accaparateur

n’a droit à exploiter

à son seul profit

les richesses communes

Je déclare

qu'aucun législateur

n'a légitimité

pour cautionner

gérer

organiser

la spoliation

des peuples de la vie

à parrainer

le démantèlement de notre patrie

la Terre

Moi,

l’homme serpent, l'homme cheval

l'homme machine

l'homme affamé

l'enfant esclave

J'affirme

que le pouvoir

de l'argent et des armes

la peur et la violence

ne légalisent

ni la corruption

ni la douleur des forêts

ni la dépossession des peuples

Qui, jouit et pollue

saigne le pétrole

arrache l'or et les diamants

commet un crime

quand les enfants ont faim

Moi,

l'homme grenouille

l'homme hibou

l'homme fleur

Je déclare

précieux

le bruissement du vent dans la bruyère

précieux

le roucoulement de la tourterelle

le chant de la cigale

…/…

Moi,

l'homme pélican

l'homme cosmique, l'homme chat

l'homme maïs, l'homme grenouille

l'homme fleur

Moi,

l'homme conscient

Je condamne

ceux qui opposent

la raison d'Etat

la raison d'argent

au droit de vivre

digne et debout

sur sa tige

sur ses jambes

Je condamne

ceux qui souillent

le pain des enfants

le ciel, les jardins

et les eaux claires

Moi,

l'homme oiseau

l'homme anguille

Je condamne

les tueurs d'océans, les marchands d'armes

les chevaliers Bayer et capitaines d'industries

qui tuent les abeilles

 ceux

qui éradiquent les moissons du futur

Je condamne

tous ces hommes dits "responsables"

à être responsables

de leurs prétentions

de leur orgueil

de leur démesure

de leur avidité

de leur aveuglement

Je déclare

et nomme assassins du futur

la fratrie des assoiffés du pouvoir

Je déclare coupables

de crime universel

ceux qui s'octroient

le droit de ternir

de meurtrir

le vent

la mer

la forêt

le ciel 

Qui tuent la forêt

poignardent l'humanité

 

Je déclare coupables

ceux qui s'octroient

le droit d'accaparer l'univers

de prélever plus que nécessaire

Je déclare coupables

les tartuffes bien-pensants

qui, entre caviar et prière

parlent d'éco-terrorisme

et s'arrogent

le droit barbare

d'affirmer

que l'on n'arrête pas le progrès

Je déclare coupables

de crime universel

ceux qui s'octroient

le droit

d'affamer

d'asservir

de tuer

ceux qui s'approprient la pharmacie

et les semences

ceux qui, d'un œil suffisant

regardent mourir

la rivière

ceux qui, condescendants

regardent mourir

la marée des petites gens

mourir

les enfants affamés 

ceux qui, entre

leur yacht et le champagne

dans leur désastre éco-planétaire

égorgent

les habitants du futur

 

J'accuse

les spoliateurs de l'humanité

les destructeurs de la vie

Je déclare

que la douleur n'est pas fatale

Quand la mer se cabre

la tempête mange les capitaines 

le statu-quo n'est pas final

Je déclare

que le statu quo n'est pas final

que la douleur n'est pas fatale.

Le Manifeste du Pélican - JMS - Éditions Chemins de Plume - 10€

Publié dans Coups de gueule

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