Liberté

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Tant d’hommes posés et partis sur ta mélodie
Tant de larmes retenues sur tes routes d’espérance
Tu es l’entr'aperçue.

Entre nos doigts, sur nos consciences, nos cœurs
Tu passes et parfois trébuches

Mélodie gisante dans le sommeil des peuples
Fleur de déraison dans le frisson des heures
Musique vieillissante au fond de pâles mémoires.

Tu es le chant d’une cigale
Le cri béant de la misère à l’oreille sourde d’un été mourant
L’innocence fragile à l’heure des compromissions
Le tumulte des enchaînés
Le grand rêve fuyant la nuit des hommes
L’amour vacillant aux assauts de l’oubli
Le chant d’horizon entre espoir et nostalgie
L'immanente loi à taille de cantique
Le mot qui à jamais cherche son sens
La chanson qui ne sait ce que les hommes lui doivent.

Tu es la clef au fronton de la patrie
La mélodie aux  incertaines paroles
La rébellion quand elle dénonce la route du sang
Tu es toutes les larmes retenues sur la route des hommes
Tu es celle qui ne sait ce que les hommes lui doivent
Celle qui ne sait ce que les matins garderont d’elle

Tu es l’entr'aperçue.

Tu es La Liberté. 
 
Et si tu es ma dernière larme
Je te veux comme unique chagrin
Liberté.

JMS

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B

Tu es abonné aux larmes douces et aux arcs-en-ciel qui les suivent.


Amicalement.
Répondre
C




La larme n’est douce
que si elle mène à la liberté, sans cela, même si elle est  un chant de blues ou une résignation zen, elle ne peut être que de sel ou
d’amertume.


Amitiés


jms



C

Pourquoi "chagrin" et pas Amour? Lumière? Celle au fond du tunnel, quelqu'il soit.
Répondre
C


Je crois que l’homme
est toujours contraint de choisir entre la soumission et la liberté. À mon sens, conquérir sa liberté ou accepter son impuissance passe par un chemin de douleur qui, quelle que soit la
transparence des larmes  fait que c’est ainsi que je définis le chemin. Voilà pourquoi je parle de "chagrin".


Amitiés


jms