La prison est-elle la maison des poètes ?

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Angye Gaona

Parfois les grands inquisiteurs bâtissent des rumeurs pour tuer les peuples
Parfois l’intérêt supérieur des morales inférieures est de tuer la vérité
Parfois les petits accusent leurs chiens de la rage pour pouvoir les tuer
Parfois les puissants accusent les poètes pour tuer les consciences

Souvent l’oiseau de la conscience est au bout d’un fusil
Souvent le chancre de l’ambition enfante des serpents
Souvent par crime la morale efface sa culpabilité
Souvent détruire est plus facile qu’avouer

Il est des pays où cisailler le chant des oiseaux est une fête
Il est des pays où faire taire un poète et une conscience n’est pas un crime
Il est des pays où les des Droits de l'Homme sont un danger
Il est des pays ou la poésie est rébellion

Il est un pays où Angye Gaona est enfermée.

JMS - "Et leurs enfants pareils aux miens"

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T

J'apprécie beaucoup vos sujets d'inspiration, et l'aisance avec laquelle vous développez vos convictions. Ecriture térébrante...
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A

dans la nuit des attentes, 


la lune danse,


 passante, 


dans la nuit des attentes, 


j'avance vers toi,


 silence bleu, 


silence rayonnant des lumières,


 mes chaînes sont des mots à la face des silences, 


elles se font rubans 


dans la joie des grands cerf-volants 


qui grimpent libres dans le vent
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C


Quel beau texte ! Merci
Combien de mots encore nous faudra-t-il coudre sur des papiers de cris pour changer le monde ?
JMS



L

On enferme les gens dans la fumée et sans le feu, on encage sans raison et déraison au nom de la puissance si impuissante puisqu'elle en réclame les clefs, il est des pays où il ne faut être
poète ou non poète, il est des pays où il faut être les poches retournées vides de tout au risque de perdre la liberté d'expression
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C


Et parfois les poches vides ne suffisent pas pour rester en vie
Parfois il faut aussi avoir la tête vide et savoir retourner son âme Hélas Lutin nous sommes d’accord
Amicalement
JMS



C

Cher Jean-Michel,


Ton poème, c’est un hymne à la liberté.


J’emprunte les mots d’Ungaretti : « Je cherche un pays
innocent »


Puisse ta poésie et la poésie fonder l’Amour et changer la vie.


Nous sommes tous Angye Gaona.


Merci poète au cœur sacré et plein d’amour,


 


http://www.cristinacastello.com
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C


Oui, Cristina tout combat pour la justice ne peut exister que dans l’amour, Même si elle prend les armes la révolte est belle quand elle ne s’appelle pas haine,
JMS