Dylan à Nice

Publié le par Cheval fou

link http://www.youtube.com/watch?v=xhISoNAStDA

 

  Avec les cools et les babas, j’étais venu piétiner les allées d’un soir tombant.

J’étais venu croiser de vieilles années où peut-être,

un jour lointain, déjà je vous avais croisés.


Défroissant de vieux rêves, je disais :

Le Monde encore croule

Reviens, ta chanson reste de circonstance

Reviens,

nous allons prendre le taureau par les cornes

le mal à la racine,

crier "à mort la mort la guerre"

"à mort, la haine et vive la vie l’amour la paix"

Reviens l’ami,

il nous faut tout reprendre à zéro.


P1010625.JPG

Dylan s’est déchaîné,

j’ai fermé les yeux comme ferment les vieux quand ils rêvent de leurs 20 ans.

L’apôtre musicien qui tant de fois avait chanté  

The times they are a changin’,

rockaillait sur d’autres mélodies,

the times were really changing.


Je suis resté en berne et le prophète est parti.

Sur scène, un chanteur du même nom

se livrait à une excellente mais inattendue prestation.

  jms

 

Publié dans Informations

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J


je veux bien, que vous mettiez "ma mémoire" sur votre blog


j'ai falli l'enlever mais j'aime quelques mots de ce texte


merci à vous


belle journée, ici au texas c'est encore la nuit



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C



Et voilà, c’est fait !


Amicalement,


JMS








T


Eh oui... ça fait pareil avec tout, non ? Tous les enthousiasmes, les révoltes, les amours et les rêves d'antan, quand on essaye d'en réenfiler le costume, on s'aperçoit qu'il est devenu trop
grand ou trop étroit, qu'il tombe mal de partout et qu'il pue la naphtaline.


Le temps est un grand tueur.


Ces odeurs dont la simple pensée nous ennivrait ne sentent désormais plus que la poussière, ces goûts dont le souvenir nous fait encore chavirer se transforment en eau avec le temps qui passe. Et
puis nos passions, et nos rires et nos chants : avant, ils nous faisaient voler, et aujourd'hui, on se contente de sautiller et de claudiquer, comme si quelque caillou nous gênait sous la
semelle, tout en soupirant après nos ailes perdues.


Et l'amère déception qui ricane.



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C



Et oui, le passé n’est pas un monument que l’on retrouve en l’état, quand les décennies courent, piétinent et usent les printemps, le rêve
s’habille de peau de chagrin.


Mais, je ne sais pas vivre sans vieillir, je ne sais pas partir sans me retourner.


JMS