Barbare plus que les barbares
Ils ont tué David Troy
Et je n’ai rien su empêcher
Amérique, Amérique, que fais-tu de mon amour
Un doigt coincé aux portières du temps
Je vis dans la douleur sucrée du permanent départ
J’entends tressaillir les larmes
J’entends les chevaux courir
J’entends les femmes dans le tipi
Amérique, Amérique, qu’as-tu fait de mon amour ?
Je traverse l’immensité d’un cri plus large que le vent
Il s’éreinte au sacrifice de tant de morts venus libérer ma France
De tant d’hommes partis sauver mon peuple
Amérique, Amérique, que fais-tu de mon amour ?
La mémoire accrochée à un passé
Vrillé en multitude d’échos
J’entends les rires qui piétinent les ghettos
J’entends pleurer Cheval Fou
Et nous n’avons rien empêché
Barbare plus que les barbares
Est-ce la couleur du monde ?
Amérique, j’entends pleurer Dylan
Amérique, Amérique, que fais-tu de mon amour ?
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SANANÈS Jean-Michel
Éditions Chemins de Plume ©
dans les pow how résonnent les tambours
le peuple de sitting bull n'est pas mort
oui l'amérique a du sang sur les mains
la peine de mort,
mourir sans pouvoir combattre
que de longues années a crier au vent
les barbares sont là encore
partout
Oui Jeanne, Sitting Bull est toujours là, comme une courbature de mémoire, planté dans l’éternité, comme une gifle donnée à tout le genre humain. Les Cathares et des millions d’êtres ont connu la douleur de vivre en temps inopportuns.
Où les hommes vivent, les douleurs restent
L’Amérique et ses migrants venus de France, d’Angleterre et d’ailleurs ont commis l’irréparable, mais cela n’a en rien fait évoluer les consciences.
les Barbares sont là encore.
Amitiés
Jean-Michel
Que de rythme dans cette écriture, j'y entends les chevaux du temps et nous n'empêcherons rien car notre voix est trop petite.
Comme des enfants pourtant nous devons hurler pour être entendus, et si cela ne sert à rien, nous aurons essayé
Amitiés
Jean-Michel