Last Life in Babies land

Publié le par Cheval fou (Sananès)

A Babylone-Long Island
les hommes meurent
le dollar vit et clame :
- En Dieu nous croyons !

Dieu crie :
- The Dollar est ma loi !

L’homme démuni n’en a pas

In Babies-land loin d’USA
le dollar achète le riz
les pleurs éteignent la faim-clameur

 

 

   Les matins moissonnent leur ration de morts


A Babylone USA
des hommes vivent comme on meurt
sans dents, sans maison, sans avenir

 

 

Le dollar rit dans les buildings

 

A Babylone-métro-Paris
un homme mendie
main tendue aux regards fermés

 

 

A l’indifférence,
la détresse est transparente

 

Baby alone loin d’USA…
mère où es-tu ?
je pleure les temps heureux

 

La faim est invisible

A Babylone ici et là-bas
la faim est une douleur,
demain est une terreur

 

L’homme blessé est un enfant

A Babylone,
comme ailleurs,
l’homme sans rêves
habite la peur et la mort

 

 

Le désespoir est une torture

 

 

Baby alone 
Qui me dira la sortie ?

Mère,
je n’ai plus de rêves
Comment aller
de la douleur à la mort ?

A Babylone en USA
le dollar vit et clame :
- En Dieu nous croyons !
Dieu crie :
- The Dollar est ma loi !

 

L’homme qui pleure est un enfant

In babies land loin d’USA
la roupie n’achète plus rien

 

 

Quand les enfants meurent
la conscience est invisible

A Babylone Mésopotamie
le dollar force sa paix

L’embargo et la guerre
se nourrissent de paix-trop-dollars

 

 

les enfants meurent transparents

Mère où es-tu ?
J’ai traversé les solitudes

Je pleure les temps heureux
J’ai faim, j’ai froid, j’ai peur

Mère,
je n’ai plus de rêves
I am a baby alone
Mère, où est la route
qui va jusqu’à toi ?
 
Jean-Michel Sananès : "Accident/0ccident de conscience" - Editions Chemins de Plume 12 €

 

 

Publié dans Textes de JMS

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J
Danièle, je vous remercie pour vos vœux et de votre regard sur mes textes. Bien sûr, très sincèrement, je vous transmets tous mes vœux de santé et bonheur, en regrettant que vous n’ayez pas encore de blog.
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D
Le sable, les cailloux l'ont recouverte.<br /> Les pas qui se voulaient sûrs<br /> Sur la route, hésitent et trébuchent.<br />        "Très bonne année à vous !"  
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