Robert Loï

Publié le par Cheval fou

  Lumière


Si l'air venait à manquer,  je gonflerais ma cage
j'aspirerais le ciel, même avec une paille
quand bien-même, il manquerait
 je ne fuirais pas, je ne fuirais rien, je ne fuirais plus
en poussant la pierre de mon mythe de Sisyphe
en haut de la montagne
ne remplirais plus ma valise à fantasmes

 
braderais
la pierre au marchand
offrirais
la valise au mendiant


la souffrance...mais c'est quoi la souffrance
un trou noir qui avale les étoiles, mes étoiles. La lumière, ma lumière
un corps sans la chaleur des mots, un peu de peau froide presque glacée
je donnerai mes souffles, coulerai mes larmes
je dirai mes mots, livrerai mon âme

quand l'air n'y sera plus
  je ne fuirai pas, je ne fuirai rien, je ne fuirai plus
j'ouvrirai la terre sans m'y enterrer
pour prendre toute la lumière

 

http:// les-chemins-de-poussiere.over-blog.com/article-11306039-6.html#anchor

publié avec l'autorisation de l'auteur

Publié dans Ils disent

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C
très bel extraitbisou
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C
<br /> Merci de ta visite Colette, je trouve aussi que c’est un très bon texte<br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
A
c'est vrai que Robert est non seulement un photographe de talent mais en plus il écrit aussi superbement... alors toi et lui réunis sur ce blog c'est extra... merci 
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