Rouges compagnons

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Aux Républicains Espagnols

 Rouges compagnons

Nos larmes claquaient

dans un ciel en furie

Nous n’étions pas en Normandie

 

Elle dégaina

mille silences de plomb

sur les miradors du crime

 

A larmes de fiel

sirupeuses

Sainte Mère l’Eglise

fusillait

de Madrid à Treblinka

Toute l’armada était là

 

Quand le vert de gris et la soutane

orchestrent la mort,

le noir est ma douleur

le rouge est ma couleur

 

Vous alliez

pas cadencé,

idées cadenassées

chantant avec entrain

 

Tueurs,

vous étiez criminels sur ordre

 

A pas de loi,

vous refaisiez l’Histoire

 

Anges zélés,

vous étiez la mort

Le rouge est ma couleur

 

Quand le noir porte mes deuils

Même trahi,

le rouge est ma couleur

 

Nous n’étions pas en Normandie

et

Grand-mère pleurait

 

Jean-Michel Sananes - In "Accident de conscience" - Editions Chemins de Plume

Publié dans Textes de JMS

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B
Bonjour,J'ai vu que vous y étiez passé hier, mais quelque chose a dû mal fonctionner : votre commentaire n'apparaissait pas, c'est pourquoi je l'ai effacé. J'aime mieux vous le dire, que vous ne pensiez pas qu'il y avait la moindre hostilité en cela. A bientôt
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C
<br /> <br /> Bifane<br /> <br /> <br /> Voici le commentaire que j'ai tenté de déposer sous votre texte et qui a été refusé :<br /> <br /> <br /> <br /> Bifane<br /> <br /> <br /> Une très belle écriture, efficace, pleine aussi de cette liberté félonne  que l’on appelle<br /> poésie<br /> <br /> <br /> Merci<br /> <br /> <br /> (j'ai des problèmes de publication de commentaires et parfois de textes sur mon blog !)<br /> <br /> <br /> Merci<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
B
Et dans tous les soldats, ou presque, de toutes les guerres, ou presque... cet oubli de l'humain, son reniement, sa trahison, son avilissement... Plus tard, ceux qui avaient souffert l'occupation se firent envahisseurs à leur tour. Les bourreaux ne changent pas de camp : ils naviguent dans le temps, tous les drapeaux sont les leurs, sur la foi d'une cause pour les plus fous, sur celle d'un ordre pour les plus lâches, sur celle de rien pour les plus cons, qui ne sont pas les moins nombreux, hélas...Vaste question : peut-on prendre les armes et demeurer juste ? Sans doute, si l'on accepte de les lâcher à temps. Mais qui est assez sage pour cela ? Première visite ici, j'en repars enchanté, certain d'y revenir...
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C
<br /> <br /> Je me permets de répondre à votre vaste question par un texte que je mets plus haut sur mon blog - L' Humanisme ou la nécessité de l’utopisme.<br /> <br /> <br /> Je retournerai encore sur votre blog<br /> <br /> <br /> Merci de votre passage<br /> <br /> <br /> JMS<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />