La robe étoilée

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Quand on me revêtira
de cette robe à la taille de la nuit
à la mesure de mes silences

 

mes enfants, ma femme


Quand j’aurai eu mon comptant
d’oxygène et d’heures

mes amours, mon amour


Quand après avoir été présent
il me faudra crier absent

 

 ma femme, mes amours, mes enfants
 ne gardez que nos bonheurs
  vous n’êtes pas de mes regrets

Quand j’aurai été,
quand cette robe
à la taille de la nuit
à la mesure de mes silences
sera ma dernière maison

 

je reviendrai
dans des cris de mémoire

 

Vous serez mon sourire d’éternité
comme les yeux verts d’une chatte
comme griffe de satin
comme un frisson du vent
qui agite des ombres

 

mes enfants, mes amours
je reviendrai

 

comme un frisson dans le vent
repeindre mes regrets
effleurer les myosotis.

JMS - in "Cheval fou" - Editions Chemins de Plume

 

Publié dans Textes de JMS

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L
Vous pouvez mettre mon lien, je le prends comme un compliment, merci.
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K
Trés beau poème.Mais comme ALice je ne voudrais pas revenir une fois partis.Bone début de soirée.
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A
moi une fois partie, je ne veux surtout pas revenir.surtout pas.
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C
<br /> <br /> Le rien est peut-être pire que la douleur, s’il est fait de non existence, je veux dire d’une forme mortelle d’ennui.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
L
Je me suis permise de mettre votre lien sur mon blog, j'espère que vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'ai envie de continuer mes lectures et c'est ainsi plus simple.Ce texte est superbe"Quand on me revêtirade cette robe à la taille de la nuità la mesure de mes silences"Je pense à un de mes textes "Abîme"....Vous qui m’aimezEcoutez-moi !Il faut m’aimer encore du fait que je mourraiEntendez mes cris du silence !L’écho de ma chute où l’abîme m’entraîne .....
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C
<br />  Je vous  remercie de m’avoir mis en lien. Si vous permettez je ferai de même. Vos textes m’ont laissé craindre que vous réquentiez ce que, dans un texte,<br /> j’appelle "la porte étroite". Si pour ma part  je n’ai pas oublié la frontière noire je crois que "partir" eut été un crime contre mes amours à venir et ceux-là quels qu’ils soient :<br /> passion humaine – chats en détresse – ma petite fille - écriture - etc.<br /> Je sais maintenant que les douleurs font grandir et peuvent ouvrir sur le bonheur. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
G
très beau poème qui me touche beaucoup
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C
<br /> Merci de votre visite Gazou<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />