Où le cœur ouvre son regard, tu es

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

                                                                                                         À E.B
Tu venais d'une Provence laborieuse,
des couleurs de ciel, de blé et de coquelicots
plein les yeux, plein la tête, plein le cœur.
La lumière, tu l’extirpais de la chevelure d’un pinceau,
tu nous l'offrais comme un sang paisible.
L'été, tu le mariais à une silhouette de femme,
toujours la même.
L’ombre, tu la peuplais de fleurs,
de violonistes et d'odeur de café.
Tu dressais la vie sur une toile,
parmi ce qui est et sera.

Aujourd’hui, dans cette nef de bois en route vers l’infini,
tu ne pars pas, tu es,
tu restes partout où le cœur ouvre son regard.
La route vers l'immense ne ferme pas l’invisible,
ceux qui t'aiment te regardent
Dans ce présent plus large que l’ailleurs,
tu es là.

JMS

 

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