Je te regarde, mon fragile.

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Face au pouvoir hypnotique de Facebook et de ses magies, j'use du courage de fuir pour me consacrer à un roman que je voudrais bien finir pendant que le jour me tient encore debout. Ce 28 mars est encore là et me revoilà au miroir magique qui traverse une bouffée de vieille jeunesse à me retrouver à un de ces lointains anniversaires, assis dans la salle à manger, devant des tasses de chocolat au lait avec tous mes copains qui sont devenus des autres, et à encore appeler, au chant des mésanges, des printemps intègres, et à vous livrer ce petit texte, peut-être naïf, mais en phase avec mon ressenti du jour.
À te regarder,
petit être pétri d'air de ciel de terre et d'eau,
toi si beau pour qui sait te regarder et te respecter,
toi mon petit frère de vie,
qui donc peut rester insensible à toi
mon fragile à voix d'oiseau ?
 
Je te tutoie du cri d'une extase intérieure,
je te tutoie comme d'autres prient.
 
Quand au son d'une musique
un cheval, une poule, dansent
quand certaines plantes s'émeuvent,
comment ne pas concevoir
que la langue inécoutée
qui pourtant ne nous est pas étrangère,
est commune à l'univers ?
 
Comment ne pas se sentir ébloui par la beauté,
Comment ne pas se sentir touché par la grâce
à savoir que tout cela existe ?
 
Si longtemps que j'avance sur un sillon d'inquiétude
sans savoir si les étoiles chantent
où si c'est le ciel qui pleure,
quand me pénètre cette musique
qui dépasse l'entendement,
j'entends rire les mésanges de mon jardin
et je te regarde, mon fragile.
 
JMS
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