Parent-thèse ?

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

La mort dansait
quand elle m'ouvrit une parenthèse,
fou-thèse a dit le vent,
je le sais un jour une nuit de plomb la fermera.
Tu n'es que la croyance d'être,
un rire qui se cherche entre des jardins d'étoiles,
ne perds jamais de temps, la parenthèse cèdera,
le sablier est de verre,
mais le sable ?
Le sable, regarde-le glisser dans le carcan des éternités.
Cours, cours petit,
ne te couche pas,
pas sur tes rêves,
la pendule toujours grince des dents quand ton regard se détourne.
Cours, cours entre les étoiles et le ciel,
le jardin n'est qu'un champ que les minutes te prêtent.
Cueille, cueille, bois la rosée,
le temps te divise,
hier est un antérieur du verbe être.
Cours, cours petit,
si grand que tu sois, les heures te rétrécissent.
Cours, cours comme un oiseau dans la forêt en feu,
le ciel est une barrière,
as-tu vécu ailleurs que dans ton souvenir ?
Réveille-toi, vivre est ton mirage,
tu te calcules dans le futur,
tu te divises en décennies,
crois-tu au siècle, crois-tu en toi ?
Tu Me crois l'œil, tu me dessines dans un triangle,
tu Me prends pour la mesure,
tu triches pour ne pas me croiser,
il te faut prendre, prendre, et prendre tout ce que tu peux
avant la sortie
mais garde un rêve,
un rêve pour la fin et un os pour la parenthèse.
Cours, cours petit,
tu n'es que la croyance d'être,
un rire qui se cherche entre des nuits d'étoiles,
ne perds pas une minute, pas une seconde,
la parenthèse cèdera.
Le vent crépite comme une mitraillette,
cours cours entre les balles,
tu te rappelles ?
Vite un nom : s'appelait-elle maman ?
Je me rappelle,
je me rappelle l'enfance
mais je garde un rire coincé dans ce jeu de parenthèses,
fou-thèse,
mon ombre me ressemble
comme un espoir et sa désillusion.
Cours cours entre les balles,
l'espoir est ton opium, l'absence ton avenir.

jms

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