Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 21:28

Slo-et-Cheval-fou.jpg

Voir video "Slobodan vu par Jean Michel Sananes"

 

Texte, voix et animation JMS

musique Bruno Sananès

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http://www.tmontheme.fr/lecteur_bis.html

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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 12:59


Les marrons étaient chauds
pourtant le rire était tombé
alors que l’on sonnait matines

Le soleil s’était levé
sur une mer démontée
bien avant qu’il ne saute de l’escabeau

Aux naufrages des arbres
la peinture avait valsé ocre et rouge
sur les branches en panique

À l’agonie des portefeuilles
il était 20 heures ou pas d’heure
quand les feuilles mortes se sont enfouies

Les marrons étaient chauds
pourtant j’avais ramassé un rire
et quelques tessons de joie

La neige n’était pas là
pourtant c’était Noël

Le Père Noël se sentait perdu
dans ce frimas désargenté
où les fourmis mouraient de froid.

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 12:45

Voyage en enfance

jusqu'au  24 décembre

 

 

Le Père Noël,

l'Ogre et la Licorne

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  page 30

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page 31

 

in "Le Père Noël, l'Ogre et la Licorne

aux Éditions Chemins de Plume (5 Euros)

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 20:52

Pendant les Fêtes de Fin d'Année

les 3 livres/CD "Petite Collection Jeunesse" :

 

- Le Père Noël, l'Ogre et la Licorne  

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4ème de couverture :

- Et moi, sais-tu qui je suis ? dit Automne.

Je suis Automne et tu ne connais rien de mes pouvoirs,

les arbres et les prairies je les transforme en si petites graines

qu'un enfant pourrait porter une forêt dans une seule main !

Ainsi je prépare la vie de tout ce qui pousse sur terre.


***

L'Enfant Trèfle

 

 

Jean-Michel Sananès-Éd. Chemins de Plume

 

  4ème de couverture :
Qu'ai je fait pour te mériter, demanda-t-il à son étoile ? Souriante, elle répondit : Tu es venu à moi sans oublier d'être toi., tu as marché dans la forêt sans rien écraser, sans rien piétiner, ni tuer, te souvenant que tu étais un enfant trèfle. C'est à cela que l'on juge si les fils d'Univers méritent leur destin -
***
Dompteur d'Étoiles

 

Ed.Chemins de Plume

4ème de couverture:

Une plume et un pinceau. Un poète et un peintre loin du fracas des villes.

Un conte pour réapprendre à rêver

 

Ces 3 libres/CD sont au prix exceptionnel de 13,90 Euros - Frais d'envoi offerts

(au lieu de 15 Euros et 3 Euros de frais d'envoi)

 

Règlement par chèque à l'ordre de Poètes & Co.

Commande à : http://editionscheminsdeplume.over-blog.com (cheminsdeplume@yahoo.fr)

                            ou à l'auteur pour dédicace (Contact )

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 10:16

Écoute, écoute ce tam-tam sous ma peau
non, ce n’est pas la plainte du vent
qui se déchire sur les arbres

Écoute, écoute, ces cris dans mon sang
n’est-ce que le tic-tac d’un coeur
ou le compte à rebours du temps ?

Écoute cette musique de l’intérieur
qui minute ma vie

Regarde, regarde entre mes doigts
ne vois-tu pas le temps qui glisse ?

Regarde, regarde au fond de mes yeux
ne vois-tu pas ma vie qui passe ?

 

 

Jean-Michel Sananès, in "Cheval fou"

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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 23:08

Tu es là où je suis.

Solitaire, sans être dépossédé, ni de soi, ni des autres. Mais seul. Dans le miroir des souvenirs accolés aux tempes blanchies, hier est dans le rappel, dans l’écho des voix gisantes au cœur des terres tremblantes. Des mots blancs et bleus suintent de mes doigts. Des rangées entières de vert se cachent dans les arbres. Ma page est une colline, un vallon boursouflé. Je t’écris assis dans mon corps. De solides verrous cadenassent mes paupières. Sur mes étagères, une vieille photo de toi cherche l’oubli. 

Je ne deviens pas l’isolement et la fermeture que les ombres proposent, je pose juste mon cœur dans la farine où se déplace ton visage.   

Prolongement dans la voie verticale. Je parviens au cratère fumant dans le miroir. Comme un brouillard transparent tissé sur l’eau immobile, l’égarement s’engouffre dans la résurgence. De ces heures épiées dans les couloirs de l’angoisse, ma solitude se vide comme une agitation disparaît soudainement. L’absence est une imposture. Rien n’existe d’autre que soi. Tu es là où je suis et je suis où l’amour se défenestre.  

Il me semble quelquefois que je m’apprivoise de mes haines les plus exiguës. Mais, je me pardonne de n’être que cela lorsque je me reconnais. Dans la pièce d’à côté, un autre que moi-même ne manque pas l’occasion de me rappeler qu’une vie sans mémoire n’existe pas. Je lui tourne le dos. Car, il s’agit ici de réconcilier la plume et l’enclume et de réunir sur le même chemin l’eau et le feu. Il me faut conquérir à la mémoire la récolte laisser en amont et faire fructifier le grain. L’utopie est une terre fertile.

Tu n’apparaîtras plus à la porte de ma chambre ou arrivant d’un dépôt de lumière. Du vent entre les pierres, mon esprit s’ajoute au sable. Je n’entends plus ton pas dans le jardin. Clairière tamisée dans le corps du rêve. Je te sens, tu es brève. La mer se replie, des crabes s’enfouissent. Au matin, la promesse nue d’une blancheur nouvelle. Pourtant ton regard cinglant sous les feuilles qu’une main caresse.

Des cailloux sur l’épaule, le cœur à l’étroit, et cette source sans origine. Cette cascade de frissons qui délivrent. Mon corps sans mesure à la rencontre de l’immensité dans le semblant des ondes qui chaussent l’ossature. Ici, la solitude connaît la rigueur de ce qui se tait. Dans cette bassine de nuages où rien ne s’éponge, je vais, parcourant, avec des mots, ausculter les tempes fragiles de ce qui demeure encore vivant. Des braises et de l’herbe sèche s’efforcent au partage.

 

http://lacollineauxciga.canalblog.com/


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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 21:11

À Hossine ce vieil ami

que j’aimais comme un père

 

Retiens ma vie, m’avait dit ce chat griffé dans le cancer du vent

Tourne tourne le poignard bleu

J’ai laissé sa vie sur le cri désâmé d’une seringue assassine

J’ai oublié mes larmes sur la table d’un vétérinaire

Tourne tourne la lueur trouble de son dernier regard

Tourne tourne le poignard de l'impuissance

Partent les pages partent les larmes

Et moi qui passe comme un chagrin de temps qui court

 

Je suis un homme de demain, je serais un enfant d’hier

Résonne la Question

Est-il un mot plus signifiant que : Pourquoi ?

 

Retiens mon nom, avait-il dit sous un ciel d’ailleurs

Tourne tourne le poignard bleu

Dans l’enlisement des jours un vieil ami s’efface

Comme un deuil en partance et la mort entre nous

Au temps de l’enfance et du sang sur un trottoir d’adieu

La vérité cherchait ses mots et clamait des promesses

Dans les fausses notes d’un temps égorgeur

La prière et le crime rognaient le même verbe

Partent les pages partent les larmes

Tourne tourne la lueur trouble de son dernier regard

Tourne tourne le poignard de l’impuissance

Je pars comme un chagrin d’antan épuisé de remords

 

Sous le cri désâmé des minutes assassines

Quand tonne la question,  je suis un gamin d’hier

Est-il un mot plus insignifiant que : Toujours ?

 

Je vais comme un chagrin de vent mauvais

Je bruisse comme une rumeur d’oublis insoumis

L'enfance que je portais mijote un enfant chauve

Et Toi, quelle est Ta langue ? Ne parles-Tu que le silence ?

Je Te regarde sur la seconde qui part

Tu me flingues comme une marée de rire sur cœur à marée basse

Partent les pages partent les larmes

Tourne tourne le poignard de l’impuissance

Tourne tourne la lueur trouble des derniers regards

Je pars comme un éléphant fou

Quand la mort barytonne à la pointe du jour

 

Mère, où es-tu

Qui me laisses grandir vieillir m’assagir m’assoupir ?

Poucet qui égrène les jours

Je pars mes rêves à la main

Vieil enfant qui court dans la maison de l’Ogre

J’écoute tonner l’oxymore

Est-il un mot plus signifiant que : Jamais ?

Partent les pages partent les larmes

Jamais triomphe toujours de toujours

Tourne tourne le poignard de l’impuissance

Tourne tourne la lueur  trouble de nos regards

Et moi qui passe comme un chagrin de temps qui court

Le cheval d'enfance n’ira pas plus loin.

 

 

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Bibliographie JMS

SANANÈS Jean-Michel 

Éditions Chemins de Plume ©

Poésie - Essais

- Cheval fou  D'amour et de colère
- Une étoile dans le sang
- À l’ombre des réverbères J'ai faim, j’ai froid, j’ai peur
- Le racisme comprendre,expliquer, contrer 
- Mémoires des pierres et du vent Mémoires d’exil
- Opus 24 Requiem pour 68 
- Lettre à l’enfant qui dort Mémoires d’exil
- Occident/Accident de conscience
- La diagonale du silence
- Lettre à mon Alzheimer Le festin de l'araignée
- De moi à moi
- La couleur des mots jusqu'à la douleur (illustrations Svensson Uno)
- Le manifeste du pélican
- Les confidences de Maxime le Chat 
- Dernières nouvelles de mon chat
- Plus frère que frère
- Mon chien mène l'enquête
- Les confidences de Maxime le chat
- Dernières nouvelles de mon chat
- Derniers délires avant inventaire
- Juliette - 20 Siècle de Solitude (Tome 1 : une enfance à Oran)
Jeunesse
Chats ! Chats ! Chats ! (illustré par l'auteur)
- Loup ! À pas de loup (illustré par l'auteur)
- Les chats (illustrations Slobodan)
- Dompteur d'étoiles (illustrations Slobodan)
- L'Enfant trèfle (conte illustré par l'auteur)
- Le Père Noël, l'Ogre et la Licorne (conte illustré par l'auteur)
- Les Wakikinous - le racisme expliqué aux enfants - (Illusré par l'auteur)
- Berger d'arbres (illustré par l'auteur)

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